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Combien de fois avez-vous prononcé cette phrase en acceptant machinalement les cookies d’un site ?

Hier matin, j’observais ma fille consulter son téléphone. Un simple geste anodin. Pourtant, en quelques secondes, elle venait de révéler son humeur du moment, ses habitudes de sommeil, sa géolocalisation, et même ses projets pour la soirée.

Sans le savoir, elle alimentait son « portrait numérique invisible » – cette silhouette constituée de milliers de micro-traces que nous semons chaque jour.

Le problème ? Ce portrait ne vous appartient plus. Il circule, se vend, s’enrichit. Il peut prédire vos envies avant même que vous les ressentiez. Et entre de mauvaises mains, il devient une arme redoutable.

La vraie question n’est pas « Qu’est-ce que vous cachez ? » Mais « Pourquoi devriez-vous renoncer à votre vie privée ? »

Dans un monde où l’oubli devient impossible, où chaque clic dessine votre futur, la protection de vos données n’est plus un luxe individuel : c’est la condition même de votre liberté.

OPINION

Et si l’arrivée de l’IA en médecine ne sonnait pas la fin des médecins, mais le début d’une nouvelle ère du soin ?

Depuis Hippocrate, le médecin tire sa légitimité de son savoir. Or, pour la première fois dans l’histoire moderne, il n’est plus forcément celui qui en sait le plus. Les IA diagnostiquent plus vite, voient ce que l’œil humain ne peut saisir, et parfois même rédigent des réponses que les patients jugent plus rassurantes que celles d’un professionnel.

Alors, faut-il craindre la disparition du médecin ? Ou repenser sa place, son rôle, sa valeur ajoutée dans un monde où l’expertise se partage entre humain et machine ?

OPINION

La semaine dernière, je vous parlais des fourmis, ces êtres discrets qui tiennent le monde debout pendant que d’autres paradent sur scène. Cette semaine encore, je ne parlerai pas d’intelligence artificielle, de robots, d’algorithmes ou d’IA génératives …

Aujourd’hui encore, je reste dans cette veine très humaine, très intime. Encore de nous. Toujours de nous. Parce qu’avant de comprendre ce que les machines font à notre pensée, il faut peut-être d’abord comprendre ce que nous avons fait à notre propre capacité de penser.

Cette fois, je vous emmène dans un territoire plus subtil, plus troublant : celui de notre rapport à nos propres idées. Un glissement silencieux qui nous concerne tous, connectés ou pas, technophiles ou technophobes.

Promis, dès la semaine prochaine, je reprends mon cycle « L’IA dans tous ses états ». Mais pour l’instant, laissez-moi encore vous parler de cette chose étrange qui nous arrive quand nous cessons d’habiter nos propres questions…

Vous tapez une question dans votre moteur de recherche. En 0,3 seconde, vous avez votre réponse. Satisfaisant, non ?

Pourtant … quelque chose d’étrange se passe. Cette facilité déconcertante cache peut-être une transformation plus profonde de notre rapport à la pensée.

Il fut un temps où chercher, c’était déjà un acte. Où ne pas savoir immédiatement n’était pas un problème à résoudre, mais un espace à habiter. Aujourd’hui, nous glissons d’une réponse à l’autre, d’un contenu pré-mâché au suivant. Nous validons plus que nous ne choisissons. Nous appliquons plus que nous ne comprenons.

Mais que se passe-t-il quand penser devient optionnel ? Entre l’efficacité séduisante de nos outils et notre ancienne habitude de réfléchir par nous-mêmes, un glissement silencieux s’opère. Pas brutal, pas visible. Juste… confortable.

La question n’est pas de savoir si la technologie est bonne ou mauvaise. Elle est ailleurs, plus intime : reconnaissons-nous encore notre propre voix quand nous pensons ?

BILLET D'HUMEUR

Et si un jour, votre voiture décidait à votre place… et se trompait ?

Un procès fictif a tenté de répondre à une question qui ne l’est plus vraiment : peut-on juger une intelligence artificielle comme on jugerait un humain ?

Derrière cette mise en scène judiciaire, c’est toute la complexité de notre futur numérique qui surgit : à qui revient la faute quand une machine provoque un drame, mais que personne ne comprend vraiment pourquoi ?

Vous pensiez que le fameux « bouton rouge – Arrêt d’urgence » vous sauverait toujours ?

Lisez plutôt.

OPINION

Et si l’on pouvait chuchoter à l’oreille d’une IA sans que personne ne s’en aperçoive ?

Des chercheurs l’ont fait. Pas dans un roman, mais sur arXiv, la plus sérieuse des plateformes scientifiques. En tapant des messages invisibles dans leurs articles, ils ont discrètement orienté le jugement… non pas des lecteurs humains, mais des intelligences artificielles chargées d’évaluer les publications.

Texte blanc sur fond blanc. Police minuscule. Instructions cachées.
Le lecteur ne voit rien. L’IA, elle, obéit.

Ce n’est pas un simple hack technique. C’est un révélateur d’époque.

Car dans un monde où les IA nous aident à lire, à choisir, à décider, que se passe-t-il quand elles sont manipulées, à notre insu ?
Et plus vertigineux encore : que reste-t-il de notre libre arbitre, si même ce que nous lisons est déjà préformaté… pour la machine qui filtre notre regard ?

👉 Cet article explore une nouvelle forme de manipulation. Subtile. Sournoise. Invisible. Et pourtant redoutablement efficace.

OPINION