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    <title>Cybersécurité et vie privée - Philippe Buschini</title>
    <link>https://www.buschini.com/veille/cybersecurite/</link>
    <description>Revue de presse commentée sur la cybersécurité et la vie privée : ce qui menace nos données, et ce qui les protège.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>© 2026 Philippe Buschini</copyright>
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    <lastBuildDate>Tue, 15 Sep 2026 00:00:00 +0000</lastBuildDate>
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      <title>ChatGPT : des humains peuvent lire vos conversations malgré l’anonymisation</title>
      <link>https://siecledigital.fr/2026/09/15/vos-conversations-chatgpt-peuvent-etre-lues-par-des-humains-chez-openai/</link>
      <pubDate>Tue, 15 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <source url="https://www.buschini.com/veille/cybersecurite/">Siècle Digital</source>
      <description>Certaines conversations échangées avec ChatGPT peuvent être lues par des prestataires chargés d’évaluer la qualité des réponses de l’intelligence artificielle. Révélé par 404Media, ce dispositif baptisé Project Lily vise notamment à ajuster la personnalité de ChatGPT et à corriger les réponses qui prennent trop de liberté. Les utilisateurs concernés ne sont toutefois pas avertis lorsque leurs échanges sont sélectionnés. OpenAI précise que les requêtes transmises sont anonymisées avant leur consultation. Cette protection présente néanmoins des limites reconnues par l’entreprise : l’algorithme peut ne pas détecter certaines informations d’identification inhabituelles, ou masquer trop ou trop peu de données lorsque le contexte lui manque. Les prestataires peuvent également accéder, dans certains cas, à des souvenirs conservés par l’IA au sujet de l’utilisateur. Cette situation soulève une difficulté particulière lorsque les conversations contiennent des informations personnelles ou des messages demandant explicitement qu’un échange reste privé. Un réglage permet cependant de réduire le risque pour les nouvelles conversations. Dans les paramètres du compte ChatGPT, il faut ouvrir la rubrique « Gestion des données », puis désactiver l’option « Améliorer le modèle pour tous ». Activée par défaut pour les utilisateurs des offres Free, Plus et Pro, cette fonction autorise l’utilisation des échanges pour améliorer les modèles. Sa désactivation ne s’applique pas rétroactivement aux conversations déjà enregistrées. La même section permet aussi de couper d’autres paramètres susceptibles de transmettre des informations personnelles à l’IA, notamment la localisation ou le partage des échanges audio. Cette démarche limite donc l’utilisation future des conversations, sans garantir l’effacement ni la protection rétroactive des données déjà confiées au service. Elle invite surtout les utilisateurs à examiner les réglages de confidentialité avant de partager des informations sensibles, tout en gardant à l’esprit que l’anonymisation annoncée n’élimine pas entièrement le risque d’identification.</description>
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      <title>Les données fiscales de près de 700 000 contribuables auraient été dérobées</title>
      <link>https://www.macg.co/ailleurs/2026/08/apres-bloctel-les-impots-des-centaines-de-milliers-de-donnees-fiscales-auraient-ete-derobees-310367</link>
      <pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <source url="https://www.buschini.com/veille/cybersecurite/">MacGeneration</source>
      <description>Après la fuite ayant touché Bloctel, l’administration française fait face à un nouvel incident informatique d’une tout autre ampleur. La Direction générale des finances publiques a confirmé un accès illégitime à son système d’information, survenu à la fin du mois de juin 2026. L’intrusion aurait permis la consultation et l’extraction de données fiscales, même si le nombre exact de personnes concernées reste à ce stade fondé sur les affirmations du pirate se présentant sous le nom de ZeroBytes. Celui-ci revendique la récupération de 678 437 entrées, correspondant à 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. Parmi les particuliers recensés, 26 805 afficheraient un revenu fiscal de référence supérieur à 100 000 euros. Selon son récit, l’attaque n’aurait pas reposé sur une compromission directe des serveurs hébergeant les dossiers fiscaux. Des serveurs internes auraient d’abord été infiltrés, ouvrant ensuite l’accès à un VPN de l’administration, puis aux outils métier de la DGFiP et aux informations des contribuables. Les données potentiellement exposées sont particulièrement sensibles : identité complète, date et lieu de naissance, adresses, téléphone, adresse électronique, identifiant fiscal interne, situation familiale, personnes à charge, nombre de parts, revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source et historique des échanges avec l’administration. Pour les professionnels, le numéro SIREN figurerait également parmi les informations récupérées. L’intrusion aurait été détectée rapidement, mais la confirmation publique de l’extraction n’est intervenue que le 13 août, après la publication de données présentées comme provenant de Bercy. L’incident survient six mois après une fuite concernant le Ficoba, qui avait exposé 1,2 million de comptes. Cette succession remet au premier plan la capacité de l’administration à protéger durablement ses systèmes et à empêcher que des informations aussi exploitables ne soient de nouveau dispersées sur Internet.</description>
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      <title>Pokémon Go, comment les scans des joueurs ont nourri un système de navigation militaire</title>
      <link>https://www.mac4ever.com/gaming/196685-vous-chassiez-des-pokemon-l-industrie-de-la-defense-recuperait-tous-vos-scans</link>
      <pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <source url="https://www.buschini.com/veille/cybersecurite/">Mac4Ever</source>
      <description>Depuis 2021, Pokémon Go encourage ses joueurs à scanner les PokéStops avec la caméra de leur téléphone en échange de quelques récompenses virtuelles. Derrière cette opération apparemment anodine, Niantic a constitué une base de près de 30 milliards de captures de lieux réels. Traitées par intelligence artificielle, ces images ont servi à bâtir une vaste représentation tridimensionnelle du monde et à développer un système de positionnement visuel capable de localiser un appareil avec une grande précision, sans dépendre uniquement du GPS. Cette technologie intéresse désormais directement l’industrie de la défense, notamment pour guider des drones ou des véhicules lorsque les signaux satellitaires sont brouillés ou indisponibles. Après la vente de Pokémon Go et des autres jeux de Niantic à Scopely, la cartographie est restée entre les mains de Niantic Spatial. Fin 2025, cette société a conclu un partenariat avec Vantor, anciennement Maxar Intelligence, fournisseur de renseignement géospatial du gouvernement américain. Les deux entreprises travaillent au couplage du logiciel Raptor de Vantor avec le système de positionnement de Niantic. Vantor affirme ne pas exploiter directement les données du jeu, mais refuse de préciser si le modèle destiné à être déployé a été entraîné grâce à elles. Un porte-parole avait pourtant reconnu que les scans des joueurs avaient alimenté une première version du modèle. L’affaire met en lumière un décalage profond entre le consentement juridique et la compréhension réelle des utilisateurs. Les conditions d’utilisation accordaient bien à Niantic une licence transférable sur les images, mais les joueurs pouvaient difficilement anticiper que leurs promenades virtuelles contribueraient un jour à des applications militaires. Une fois intégrées à un modèle d’IA, ces données deviennent en outre pratiquement impossibles à identifier, à retirer ou même à prouver.</description>
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      <title>Utiq, comment les opérateurs télécoms transforment votre connexion en identifiant publicitaire</title>
      <link>https://next.ink/239468/utiq-lidentifiant-publicitaire-unifie-des-telcos-que-vous-allez-adorer-detester/</link>
      <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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      <source url="https://www.buschini.com/veille/cybersecurite/">Next</source>
      <description>Utiq installe le pistage publicitaire au cœur même de la connexion à Internet. Développé par plusieurs grands opérateurs télécoms européens, parmi lesquels Orange, Deutsche Telekom, Vodafone et Telefónica, ce dispositif attribue un identifiant à une ligne fixe ou mobile. Contrairement aux cookies classiques, il ne dépend donc pas uniquement du navigateur. Vider le cache, utiliser la navigation privée, changer de navigateur ou passer d’un appareil à un autre ne suffit pas nécessairement à interrompre le suivi lorsque la connexion reste identique. Le système s’appuie également sur des sous-domaines propres aux sites partenaires, selon une technique de CNAME cloaking qui peut rendre le traçage plus difficile à détecter pour certains bloqueurs. Son activation suppose toutefois le consentement de l’utilisateur, les opérateurs restant soumis aux règles européennes relatives aux données de connexion. Une zone d’ombre demeure autour du « Network Signal », l’identifiant initial fourni par l’opérateur, dont le contenu exact ne serait pas clairement connu, y compris par la CNIL. Cette opacité interroge la portée réelle d’un consentement présenté comme éclairé. Utiq a déjà pris une dimension importante, avec 36 opérateurs partenaires, plus de 330 éditeurs et 75 millions d’identifiants créés, dont 40 millions en France. Présenté comme une solution européenne plus éthique que les outils publicitaires des grandes plateformes américaines, le dispositif déplace surtout la source du suivi vers l’opérateur télécom. Il reste possible de s’y opposer en consultant le portail consenthub.utiq.com, qui permet de vérifier son statut et de bloquer Utiq pendant un an. Sur les sites qui l’utilisent, il convient également de refuser le service dans les réglages de consentement. Enfin, l’usage d’un VPN, en modifiant l’adresse IP sur laquelle repose le système, peut compliquer davantage le rapprochement des connexions.</description>
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