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	<title>Philippe Buschini &#187; e-réputation</title>
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	<description>Personal Branding, Corporate Branding, e-Réputation ...</description>
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		<title>Identité traditionnelle versus identité numérique</title>
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		<comments>http://www.buschini.com/2009/12/04/identite-traditionnelle-versus-identite-numerique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 10:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Personal Branding]]></category>
		<category><![CDATA[Authenticité]]></category>
		<category><![CDATA[e-réputation]]></category>
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		<category><![CDATA[Réputation numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le dictionnaire Le Robert, l’identité (du latin identitas : « fait d’être le même ») est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. Elle est ce qui caractérise un individu, ce qui le distingue, lui confère son individualité et sa singularité. On pourrait très bien s’arrêter là, mais ce serait réducteur. Car, lorsque l’on commence à s’intéresser à ce sujet, on s’aperçoit très rapidement que l’identité a plusieurs dimensions, qu’elle est plurielle : il n’existe pas une identité, mais des identités, et celles-ci doivent être combinées pour permettre la perception globale d’un individu. <p><a href="http://www.buschini.com/2009/12/04/identite-traditionnelle-versus-identite-numerique/" title="Identité traditionnelle versus identité numérique">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« L&#8217;identité n&#8217;est pas donnée une fois pour toutes,<br />
elle se construit et se transforme tout au long de l&#8217;existence. »<br />
<strong>Amin Maalouf</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la série des mots que l&#8217;on peut lire un peu partout, mais dont la définition ne s&#8217;impose pas vraiment de façon très claire, je vous propose, après l&#8217;<strong>e-réputation</strong>, d&#8217;analyser le concept d&#8217;<strong>identité numérique</strong>.</p>
<p>Selon le dictionnaire Le Robert, l&#8217;identité (du latin <em>identitas</em> : « fait d&#8217;être le même ») est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. Elle est ce qui caractérise un individu, ce qui le distingue, lui confère son individualité et sa singularité.</p>
<p>On pourrait très bien s&#8217;arrêter là, mais ce serait réducteur. Car, lorsque l&#8217;on commence à s&#8217;intéresser à ce sujet, on s&#8217;aperçoit très rapidement que <strong>l&#8217;identité a plusieurs dimensions, qu&#8217;elle est plurielle</strong> : il n&#8217;existe pas <strong>une</strong> identité, mais <strong>des</strong> identités, et <strong>celles-ci doivent être combinées pour permettre la perception globale d&#8217;un individu</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="ecosysteme-identite-traduitionnelle" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/ecosysteme-identite-traduitionnelle.jpg" alt="ecosysteme-identite-traduitionnelle" width="350" height="344" />L&#8217;écosystème de l&#8217;identité traditionnelle</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>L&#8217;identité personnelle</strong> renvoie l&#8217;individu à son individualité, aux caractéristiques qui le rendent unique. D&#8217;un point de vue juridique, l&#8217;identité d&#8217;une personne est inscrite dans l&#8217;état civil et est garantie par l&#8217;État. Il s&#8217;agit de l&#8217;ensemble des éléments de fait et de droit relatifs à un individu (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.) légalement reconnu ou constaté, qui permet de l&#8217;individualiser de manière unique.</li>
<li><strong>L&#8217;identité sociale</strong>, elle, se réfère aux statuts que l&#8217;individu partage avec les autres membres de ses groupes d&#8217;appartenance (sexe, âge, métier&#8230;). Pour l&#8217;anthropologue Nicole Sindzingre <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a>, l&#8217;identité est inséparable de l&#8217;individuation : pour identifier un ou plusieurs individus à d&#8217;autres, il faut les distinguer de tout ce qu&#8217;ils ne sont pas.</li>
<li><strong>L&#8217;identité culturelle</strong>, très (trop) souvent confondue avec l&#8217;identité sociale, est l&#8217;adhésion plus ou moins complète d&#8217;un individu aux normes et valeurs d&#8217;une culture.</li>
</ul>
<p>Selon le même principe de stigmergie sociale <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a> découvert dans l&#8217;article sur l&#8217;e-réputation, un individu, en tant qu&#8217;être social, ne peut construire son identité sans tenir compte de l&#8217;univers social et culturel dans lequel il évolue <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a>. <strong>L&#8217;identité n&#8217;est donc pas un produit figé ou fini, mais un processus en perpétuelle évolution</strong>.</p>
<p>En résumé, qu’elle soit personnelle, sociale ou culturelle, l&#8217;identité est marquée par trois attributs fondamentaux :</p>
<ol>
<li>Elle est ce qui rend semblable à soi-même et différent des autres ;</li>
<li>Elle possède un noyau central de valeurs difficilement remplaçables, qui représente la liaison essentielle entre l&#8217;individu et le reste du monde ;</li>
<li>Elle est un système évolutif, dont le trait particulier est d&#8217;être à la fois processus et structure.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-size: 1.3em; text-align: left; color: #e36c0a;">Et l&#8217;identité numérique ?</h2>
<p><em>Petit préambule sémantique avant de poursuivre : dans le monde numérique, il ne faut pas confondre « l&#8217;identité », qui est la représentation d&#8217;une personne dans un système d&#8217;information, avec « l&#8217;authentification », qui est un processus de vérification de cette identité.</em></p>
<p>Pour beaucoup d&#8217;entre nous, la vie moderne a totalement changé nos identités en les basculant dans le numérique. La démocratisation du haut débit, la multiplication des réseaux sociaux et l’explosion des contenus générés par les utilisateurs (UGC – <em>User Generated Contents</em>) ont grandement contribué au développement de l&#8217;identité numérique sur Internet.</p>
<p>Tout comme son homologue « traditionnelle », l&#8217;identité numérique est, elle aussi, plurielle, active et changeante.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="ecosysteme-identite-numerique" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/ecosysteme-identite-numerique.jpg" alt="ecosysteme-identite-numerique" width="500" height="406" />L&#8217;écosystème de l&#8217;identité numérique <BR><em>d&#8217;après un schéma original de <a href="http://www.fredcavazza.net/">Fred Cavazza</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Très comparable à l&#8217;identité traditionnelle dans son aspect multidimensionnel, l&#8217;identité numérique, du fait de sa nature immatérielle, est caractérisée par deux groupes d&#8217;informations distincts mais complémentaires :</p>
<ul>
<li>les parcelles d&#8217;informations dites incontestables et uniques : coordonnées physiques, adresse IP, certificats numériques, comptes bancaires, numéro de téléphone, etc., qui sont généralement attribuées par une autorité tierce (état civil, fournisseur d&#8217;accès Internet, opérateur de télécommunications, banque&#8230;) ;</li>
<li>et celles réputées plus ambiguës et multiples : pseudonymes, avatars, commentaires, blogs, photos, CV, etc., qui sont générées par l&#8217;individu lui-même ou par les individus composant son réseau.</li>
</ul>
<p>Le sociologue Dominique Cardon <a href="#foot_4" name="foot_src_4">[4]</a> nous propose une typologie très intéressante des différentes formes de présence en ligne sur le web 2.0 et ce qu&#8217;elles induisent pour les individus qui les créent et les alimentent.</p>
<p>Il détermine ainsi 5 formats de visibilité, organisés sur le duo identité numérique/type de visibilité recherchée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-848" title="dominique.cardon" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/dominique.cardon.jpg" alt="dominique.cardon" width="500" height="345" />Illustration D. Cardon</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong>Le paravent (se cacher pour se voir)</strong> : c&#8217;est le principe même des sites de rencontre. Les individus se sélectionnent les uns les autres à travers une fiche de renseignements, avant de dévoiler progressivement tout ou partie de leur(s) identité(s) au cas par cas, puis de favoriser ou pas une rencontre dans la vie virtuelle ou réelle.</li>
<li><strong>Le clair-obscur (montrer caché)</strong> : les participants rendent visible tout ou partie de leur intimité et de leur quotidien à un réseau social de proches, et sont difficilement accessibles pour les autres (attention aux amis d&#8217;amis).</li>
<li><strong>Le phare (tout montrer, tout voir)</strong> : les participants rendent visibles de nombreux traits de leur identité, leurs centres d&#8217;intérêts et leurs compétences, et sont facilement accessibles à tous. La visibilité, ici, fait l&#8217;objet d&#8217;une réelle quête et d&#8217;une recherche de connectivité maximale au moyen d&#8217;indicateurs tels que réputation, nombre d&#8217;amis, compteurs d&#8217;audience, etc.</li>
<li><strong>La « lanterna magica » (se voir mais caché)</strong> : les participants prennent la forme d&#8217;avatars qu&#8217;ils personnalisent, dans le but de dissocier leur identité réelle de celle qu&#8217;ils endossent dans le monde virtuel. Cette division libère les contraintes et facilite les nouvelles rencontres.</li>
<li><strong>Le post-it (je suis là, je fais ça)</strong> : ce type de plate-forme est un cas à part, les participants rendent visibles à tous leur disponibilité et leur présence, mais interagissent uniquement avec un cercle relationnel restreint.</li>
</ol>
<p>Pour ma part, je suis tenté de rajouter un 6e format, qui serait transversal au cinq proposés par Dominique Cardon : celui de l&#8217;hétéronymat. Un concept introduit par l’écrivain Fernando Pessoa <a href="#foot_5" name="foot_src_5">[5]</a> au siècle dernier : pour chaque type d’ouvrage qu’il rédigeait, Pessoa inventait un écrivain fictif – il en a ainsi créé jusqu’à soixante-dix – qui possédait sa propre personnalité, sa vie, son style.</p>
<p>De même que dans la vraie vie, on utilise son nom de famille ou son prénom en fonction du contexte, il est possible d&#8217;agir de manière similaire dans sa vie numérique. En réservant son nom pour tout ce qui est du domaine du professionnel direct (Linkedin, Viadéo, etc.), et en utilisant un pseudonyme pour les autres services (Twitter par exemple), créant ainsi un contact plus intime. Voire en se créant un avatar, un personnage que l’on s’invente et doué d’une vie… uniquement virtuelle.</p>
<p><strong>L’identité numérique se nourrit aussi des traces laissées sur Internet</strong></p>
<p>Sur Internet, tout individu est aujourd&#8217;hui repérable par les données qu&#8217;il dépose, ou que d&#8217;autres laissent sur lui depuis des semaines, des mois, voire des années.</p>
<p>À l&#8217;ère électronique, du haut débit et du « <em>anytime everywhere</em> », où l&#8217;individu nomade se retrouve relié à toutes sortes d&#8217;objets communicants, le nombre de traces semées ne peut être qu&#8217;en croissance exponentielle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-849" title="les-objets-communicants" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/les-objets-communicants.jpg" alt="les-objets-communicants" width="400" height="303" />Les objets communicants sont de plus en plus nombreux</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans ce contexte, l&#8217;amoncellement de parcelles laissées plus ou moins à l&#8217;abandon dessine un portrait par petites touches. Un peu comme les tableaux pointillistes : de manière unitaire, aucune des traces n&#8217;est réellement significative. Mais le tableau général, lui, représente le sujet dans son ensemble. À la vue de tous et pas forcément sous un angle souhaité&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-850" title="l-identite-par-petites-touches" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/l-identite-par-petites-touches.jpg" alt="l-identite-par-petites-touches" width="350" height="220" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et plus ces parcelles sont nombreuses et accessibles, mieux elles permettent, une fois assemblées, de (re)construire l’identité numérique très précise d&#8217;un individu !</strong></p>
<p>Identité qui peut être utilisée par un tiers de manière frauduleuse (usurpation d&#8217;identité) ou au détriment de la personne (DRH ou recruteur qui élimine un candidat <a href="#foot_6" name="foot_src_6">[6]</a>).</p>
<p>Faut-il alors devenir complètement paranoïaque et bannir Internet ?</p>
<p>Non, bien sûr ! En revanche, il est possible de gérer son identité numérique. <strong>En prenant conscience que chaque « déplacement » numérique laisse des traces</strong>. Et donc de bien l’avoir en mémoire avant de poster un message public, de déposer une photo ou de remplir n&#8217;importe quel formulaire ou compte demandant des renseignements personnels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr size="1" />
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp;<a href="http://economix.u-paris10.fr/fr/membres/?id=35">http://economix.u-paris10.fr/fr/membres/?id=35</a><a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp;La stigmergie est une méthode de communication indirecte dans un environnement émergent auto-organisé, où les individus communiquent entre eux en modifiant leur environnement. Le biologiste Francesco Varela a introduit cette notion dans sa théorie complémentaire à celle de l&#8217;évolution de Darwin. Ainsi, il a rapporté que la sélection naturelle n&#8217;est pas l&#8217;unique facteur d&#8217;évolution, qu&#8217;il faut lui adjoindre une composante essentielle pour que le modèle soit crédible : celle de l&#8217;interaction bidirectionnelle entre l&#8217;organisme et son environnement. <a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp;Selon Z. Guerraoui et B. Troadec, dans Psychologie interculturelle<a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_4">4.</a>&nbsp;Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages de France Télécom R&amp;D et chercheur associé au Centre d&#8217;étude des mouvements sociaux de l&#8217;École des Hautes études en sciences sociales. <a href="http://bit.ly/12YPjU">http://bit.ly/12YPjU</a><a href="#foot_src_4">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_5">5.</a>&nbsp;Fernando António Nogueira Pessoa est écrivain et poète portugais (1888–1935). Il n&#8217;a pratiquement jamais publié sous son vrai nom, mais sous une multitude de pseudonymes qu&#8217;il appelait ses « hétéronymes » tant chacun correspondait à une personnalité différente. <a href="#foot_src_5">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_6">6.</a>&nbsp;Une étude récente réalisée par le magazine Star Tribune (http://www.startribune.com/jobs/career/11398441.html) indique que 77 % des recruteurs effectuent des recherches en ligne et que 35 % ont déjà éliminé un candidat en se basant uniquement sur les résultats de ces recherches.<a href="#foot_src_6">&uarr;</a></span></p>
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		<item>
		<title>Chapitre 04 &#124; Réseaux sociaux, identité, visibilité et réputation</title>
		<link>http://www.buschini.com/livre-augmente-reseaux-sociaux-identite-visibilite-et-reputation/</link>
		<comments>http://www.buschini.com/livre-augmente-reseaux-sociaux-identite-visibilite-et-reputation/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 16:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[e-réputation]]></category>
		<category><![CDATA[Expertise]]></category>
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		<description><![CDATA[La sociabilité est indispensable au développement. Dans la vie réelle, un individu social est un individu qui développe des interactions sociales au contact d'autres individus. L’internaute interagit avec l’information, communique et échange. Tout comme dans la vie réelle, sa réputation de producteur de contenu devient directement liée à la qualité de l’information qu’il publie. Et inversement, l’appréciation de la qualité d’un contenu est directement liée à sa réputation, déterminant ainsi son capital <p><a href="http://www.buschini.com/livre-augmente-reseaux-sociaux-identite-visibilite-et-reputation/" title="Chapitre 04 &#124; Réseaux sociaux, identité, visibilité et réputation">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right; font-size: 1.4em; color: #595959;">« À quoi ça sert d&#8217;avoir du talent<br />
si vous n&#8217;êtes pas lu, vu et entendu. »<br />
<em><strong>Fadhila Brahimi</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1967, lorsque le sociologue américain Stanley Milgram <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a> reprend à son compte une idée déjà développée par Frygies Karenty, « la théorie des six degrés de séparation », il n&#8217;imaginait sans doute pas ce que deviendrait sa découverte, quarante ans plus tard, et l&#8217;apport qu&#8217;elle offrirait aux réseaux sociaux.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-646" title="6-degres-de-separation" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/6-degres-de-separation.jpg" alt="6-degres-de-separation" width="350" height="261" /></p>
<p>Selon Milgram, deux personnes, choisies au hasard parmi les citoyens américains, sont reliées en moyenne par une chaîne de six relations</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour mettre en place sa théorie du « Petit monde » (Small World), il demanda à un échantillon aléatoire de 300 Américains de faire parvenir une lettre <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a> par voie postale (en 1967, l&#8217;Internet n&#8217;est pas encore de mise) à un individu au sujet duquel ils avaient quelques informations mais dont ils ne connaissaient pas l&#8217;adresse. La règle étant de ne transmettre le courrier qu&#8217;à une relation proche et de lui demander de l&#8217;envoyer au destinataire (on suppose bien sûr que les gens dans la chaîne sont compétents pour découvrir le lien entre les deux personnes servant de relais). Bien que très controversée, cette expérience a été à l&#8217;origine du principe fondateur des réseaux sociaux actuels !</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">L&#8217;individu social</h2>
<p>La sociabilité est indispensable au développement humain. Dans la vie « réelle », un individu social est un individu qui développe des interactions sociales au contact d&#8217;autres individus. L&#8217;ensemble de ces interactions sociales détermine à la fois le réseau social et le capital social <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a> de chaque individu.</p>
<p>Les actions qu&#8217;il mènera viendront enrichir ou appauvrir son capital social. Qui, en retour, lui permettra d&#8217;obtenir des avantages marchands et non marchands lors de ses interactions avec les autres.</p>
<p>Selon Danah Boyd <a href="#foot_4" name="foot_src_4">[4]</a>, un réseau social est une catégorie de site web avec des profils d&#8217;utilisateurs, des commentaires publics semi-persistants sur chaque profil, et un réseau social public navigable (un environnement dit « pervasif », c&#8217;est-à-dire que les « objets » présents dans l&#8217;environnement interagissent entre eux sans action particulière de l&#8217;utilisateur – une forme d&#8217;ubiquité numérique) affiché en lien direct avec chaque profil individuel.</p>
<div>
<p><em>Danah Boyd : Tech Revolution</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/fku-ajKKECo&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/fku-ajKKECo&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;internaute interagit avec l&#8217;information, communique et échange. Tout comme dans la vie réelle, sa réputation de producteur de contenu devient directement liée à la qualité de l&#8217;information qu&#8217;il publie. Et inversement, l&#8217;appréciation de la qualité d&#8217;un contenu est directement liée à sa réputation, déterminant ainsi son capital social.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-510" title="ecosysteme-reputation-500" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/ecosysteme-reputation-500.jpg" alt="ecosysteme-reputation-500" width="500" height="265" /></p>
<p>La grande différence de ce modèle virtuel est que le réseau Internet introduit un nouveau mode de communication impossible à réaliser physiquement : l&#8217;ubiquité couplée à l&#8217;instantanéité.</p>
<p>Dans ce contexte, la gestion de sa présence en ligne, de sa visibilité et de ses identités devient un enjeu prépondérant pour l&#8217;individu.</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">Typologie des présences en ligne</h2>
<p>Le sociologue Dominique Cardon <a href="#foot_5" name="foot_src_5">[5]</a> nous propose une typologie très intéressante des différentes formes de présence en ligne sur le web 2.0 et ce qu&#8217;elles induisent pour les individus qui les créent et les alimentent.</p>
<p>Il détermine 5 formats de visibilité organisés sur le duo identité numérique/type de visibilité recherchée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-648" title="dominique-cardon-typologie-des-presences-en-ligne" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/dominique-cardon-typologie-des-presences-en-ligne.jpg" alt="dominique-cardon-typologie-des-presences-en-ligne" width="500" height="345" /></p>
<p align="center">Illustration : Dominique Cardon</p>
<ol>
<li><strong>Le paravent (se cacher pour se voir)</strong> : c&#8217;est le principe même des sites de rencontre. Les individus se sélectionnent les uns les autres à travers une fiche de renseignements, avant de dévoiler progressivement tout ou partie de leur(s) identité(s) au cas par cas, puis de favoriser ou pas une rencontre dans la vie virtuelle ou réelle.</li>
<li><strong>Le clair-obscur (montrer caché) </strong>: les participants rendent visible tout ou partie de leur intimité et de leur quotidien à un réseau social de proches et sont difficilement accessibles pour les autres (attention aux amis d&#8217;amis).</li>
<li><strong>Le phare (tout montrer, tout voir)</strong> : les participants rendent visibles de nombreux traits de leur identité, leurs centres d&#8217;intérêts et leurs compétences, et sont facilement accessibles à tous. La visibilité ici fait l&#8217;objet d&#8217;une réelle quête et d&#8217;une recherche de connectivité maximale au moyen d&#8217;indicateurs tels que réputation, nombre d&#8217;amis, compteurs d&#8217;audience, etc.</li>
<li><strong>La « lanterna magica » (se voir mais caché)</strong> : les participants prennent la forme d&#8217;avatars qu&#8217;ils personnalisent, dans le but de dissocier leur identité réelle de celle qu&#8217;ils endossent dans le monde virtuel. Cette division libère les contraintes et facilite les nouvelles rencontres.</li>
<li><strong>Le post-it (je suis là, je fais ça)</strong> : ce type de plate-forme est un cas à part, les participants rendent visibles à tous leur disponibilité et leur présence, mais interagissent uniquement avec un cercle relationnel restreint.</li>
</ol>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">Identité civile, identité numérique et Personal Branding</h2>
<p>Selon le dictionnaire Le Robert, l&#8217;identité est « le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. » Elle est ce qui caractérise un individu, le distingue, lui confère son individualité et sa singularité. Pour l&#8217;anthropologue Nicole Sindzingre <a href="#foot_6" name="foot_src_6">[6]</a>, l&#8217;identité est inséparable de l&#8217;individuation : pour identifier un ou plusieurs individus à d&#8217;autres, il faut les distinguer de tout ce qu&#8217;ils ne sont pas.</p>
<p>D&#8217;un point de vue juridique, l&#8217;identité d&#8217;une personne est inscrite dans l&#8217;état civil et garantie par l&#8217;État. Il s&#8217;agit de l&#8217;ensemble des éléments de fait et de droit relatifs à un individu (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.) légalement reconnu ou constaté qui permet de l&#8217;individualiser de manière unique.</p>
<p>L&#8217;identité numérique, elle, ne peut pas être considérée comme le simple reflet plus ou moins fidèle de son identité civile. Non, l&#8217;identité numérique est plurielle – nous en avons tous plusieurs, en particulier lorsque nous pratiquons l&#8217;hétéronymat (voir <a title="Personal Branding, le moi-perso-je comme marque !" href="http://www.buschini.com/a-00" target="_self">page 62 du livre</a>, « Le choix du nom pour son identité numérique ») –, active, mobile et changeante.</p>
<p>Elle est caractérisée par deux groupes d&#8217;informations distincts mais très complémentaires :</p>
<ul>
<li>les parcelles d&#8217;information dites incontestables et uniques : coordonnées physiques, adresse IP, certificats numériques, comptes bancaires, numéro de téléphone, etc., qui sont généralement attribuées par une autorité tierce (état civil, fournisseur d&#8217;accès Internet, opérateur de télécommunications, banque&#8230;) ;</li>
<li>et celles réputées plus ambiguës et multiples : pseudonymes, avatars, commentaires, blogs, photos, CV, etc., qui sont générées par l&#8217;individu lui-même ou par les individus composant son réseau.</li>
</ul>
<p>Plus ces parcelles seront nombreuses et accessibles, plus elles permettront de construire, une fois assemblées, une identité numérique très précise de l&#8217;individu ! Et bien sûr, plus ces parcelles seront nombreuses et éparpillées, plus il deviendra impératif pour l&#8217;individu de les « gérer », c&#8217;est-à-dire de surveiller l&#8217;utilisation qui pourrait être faite de chacune d&#8217;elles. (Attention ! Il s&#8217;agit bien ici de gestion et non de contrôle. Nous verrons un peu plus loin dans cet ouvrage pourquoi le contrôle est impossible.)</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">e-réputation ou réputation tout court ?</h2>
<p>Il n&#8217;existe pas de <strong>T</strong>-réputation (TV), de <strong>R</strong>-réputation (Radio) ou de <strong>P</strong>-réputation (Presse). La logique voudrait que l&#8217;e-réputation <a href="#foot_7" name="foot_src_7">[7]</a> n&#8217;existe pas non plus !</p>
<p>Je ne suis pas tout à fait d&#8217;accord avec cette assertion. L&#8217;e-réputation est bien une partie de ce tout que constitue la réputation au sens traditionnel du terme, sauf qu&#8217;elle recouvre une spécificité que ni la presse, ni la télé, ni la radio ne présentent :<strong> des archives facilement accessibles à tous, et ce gratuitement et instantanément</strong>. (cf. <a title="Personal Branding, le moi-perso-je comme marque !" href="http://www.buschini.com/a-00" target="_self">page 153 du livre</a>, « Au secours, on dit du mal de moi ! », pour vous rendre compte à quel point les recherches sont simples.)</p>
<p>Certains diront que la presse, la télé et la radio possèdent aussi leurs archives. Mais il faut se lancer dans de nombreuses démarches qui ont bien souvent un coût. Par ailleurs, certaines d&#8217;entre elles ne sont accessibles qu&#8217;à un public très restreint.</p>
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp;Le « paradoxe de Milgram » (Small World) est l&#8217;hypothèse selon laquelle chacun peut être relié à n&#8217;importe quel autre individu existant par une chaîne de six relations (6 degrés de séparation).<a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp;<a title="Small World - Etude du petit monde" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Étude_du_petit_monde" target="_blank">fr.wikipedia.org/wiki/Étude_du_petit_monde</a>.<a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp;La notion de « capital social » a été étudiée en 2006 dans l&#8217;article « Le rôle des interactions sociales dans les modèles économiques Internet » de Thierry Pénard.<a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_4">4.</a>&nbsp;<a title="Danah Boyd" href="http://www.danah.org/papers/" target="_blank">www.danah.org/papers/</a><a href="#foot_src_4">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_5">5.</a>&nbsp;Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages de France Télécom R&amp;D et chercheur associé au Centre d&#8217;étude des mouvements sociaux de l&#8217;École des Hautes études en sciences sociales. <a title="Dominique Cardon" href="http://bit.ly/12YPjU" target="_blank">bit.ly/12YPjU</a><a href="#foot_src_5">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_6">6.</a>&nbsp;<a title="Nicole Sindzingre" href="http://economix.u-paris10.fr/fr/membres/?id=35" target="_blank">economix.u-paris10.fr/fr/membres/?id=35</a><a href="#foot_src_6">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_7">7.</a>&nbsp;Idée soutenue par Fred Cavazza (<a title="Le blog de Fred Cavazza" href="http://www.fredcavazza.net/" target="_blank">www.fredcavazza.net</a>)<a href="#foot_src_7">&uarr;</a></span></p>
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		<item>
		<title>Chapitre 03 &#124; En quoi tout cela devrait-il m&#8217;intéresser ?</title>
		<link>http://www.buschini.com/livre-aumente-en-quoi-tout-cela-devrait-il-minteresser/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 14:06:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Carrière]]></category>
		<category><![CDATA[DRH 2.0]]></category>
		<category><![CDATA[e-réputation]]></category>
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		<category><![CDATA[Personal Branding]]></category>
		<category><![CDATA[Réputation en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Réputation numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde du travail a subi de profondes mutations irréversibles, dans les années à venir, la vie professionnelle ne serait plus composée de longues périodes de stabilité interrompues par quelques rares accidents, mais au contraire un monde en changement permanent qui serait ponctué de quelques rares périodes de tranquillité. Comment maintenir sa compétitivité lorsque la turbulence de l'environnement dépasse la vitesse d'adaptation de l'entreprise et de l'individu <p><a href="http://www.buschini.com/livre-aumente-en-quoi-tout-cela-devrait-il-minteresser/" title="Chapitre 03 &#124; En quoi tout cela devrait-il m&#8217;intéresser ?">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right; font-size: 1.4em; color: #595959;">« Ce ne sont pas les études de marché sur la lampe à huile<br />
qui ont permis l&#8217;invention de l&#8217;électricité. »<br />
<strong><em>Daniel Jouve</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« <em>C&#8217;est bien gentil votre truc ! Mais moi j&#8217;ai un travail, des diplômes, des relations&#8230; Et franchement, je ne vois pas à quoi cela pourrait bien me servir</em> ! » Cette phrase est l&#8217;une des critiques les plus souvent formulées à l&#8217;encontre du Personal Branding.</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">Le monde change&#8230;</h2>
<p>La crise mondiale que nous subissons depuis mi-2008 a modifié de manière irrémédiable nos modèles de la relation au travail et de la gestion des organisations. <strong>Le monde du travail a subi de profondes mutations irréversibles</strong> : « bons » diplômes, sécurité de l&#8217;emploi, longue carrière au sein de la même entreprise, filière unique tout au long de sa vie professionnelle, etc., sont des valeurs qui, quel que soit le secteur d&#8217;activité, sont en passe de disparaître.</p>
<p>Quelques indicateurs :</p>
<ul>
<li>La moitié de ce qu&#8217;apprend un élève ingénieur effectuant un cycle d&#8217;étude de 4 ans sera définitivement obsolète dès sa 3e année d&#8217;études <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a>.</li>
<li>1 employé sur 4 est en poste depuis moins d&#8217;un an dans les nouvelles technologies <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a>.</li>
<li>Nous préparons actuellement des étudiants pour des emplois qui n&#8217;existent pas encore <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a>, utilisant des technologies qui n&#8217;ont pas été encore inventées, afin de résoudre des problèmes que nous ne connaissons pas encore10. Les 10 emplois qui seront les plus en vogue en 2010 n&#8217;existaient pas du tout en 2004 <a href="#foot_4" name="foot_src_4">[4]</a>.</li>
<li>Le ministère du Travail américain estime que les étudiants actuels auront occupé 10 à 14 postes avant l&#8217;âge de 38 ans <a href="#foot_5" name="foot_src_5">[5]</a>.</li>
<li>Du fait de la crise économique mondiale, on assiste à une baisse sensible des recrutements : en 2009, 16,9 % des entreprises pensent recruter contre 23,4 % en 2008 <a href="#foot_6" name="foot_src_6">[6]</a>.</li>
<li>La mobilité professionnelle et l&#8217;évolution de notre relation au travail impliquent de gérer sa carrière autrement. Crise ou pas crise, aucun salarié n&#8217;a la garantie de conserver son emploi à vie.</li>
</ul>
<p>Seth Godin <a href="#foot_7" name="foot_src_7">[7]</a>, l&#8217;ancien responsable du marketing direct de Yahoo devenu aujourd&#8217;hui l&#8217;un des gourous du marketing 2.0, écrivait dans l&#8217;un de ses ouvrages que, <strong>dans les années à venir, la vie professionnelle ne serait plus composée de longues périodes de stabilité interrompues par quelques rares accidents, mais au contraire un monde en changement permanent qui serait ponctué de quelques rares périodes de tranquillité</strong>.</p>
<p>Si transition et changement sont devenus des constantes, <strong>comment maintenir sa compétitivité lorsque la turbulence de l&#8217;environnement dépasse la vitesse d&#8217;adaptation de l&#8217;entreprise et de l&#8217;individu</strong> ?</p>
<p>Et bien, lorsque l&#8217;on ne peut plus se fier aux éléments extérieurs (diplômes, filières, carrières, entreprises,&#8230;), il devient impératif de changer de référentiel et de <strong>se recentrer sur la seule personne en qui l&#8217;on puisse avoir totalement confiance : soi-même</strong> !</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">De la pièce de théâtre antique…</h2>
<p>Avant, les choses étaient très simples si l&#8217;on souhaitait changer de poste. Il suffisait de remettre son CV à jour, de rédiger une lettre de motivation, et on attendait avec patience la publication des pages emploi des journaux. Puis, au moment de l&#8217;entretien, la présentation d&#8217;une carrière professionnelle se déroulait comme une pièce classique : une succession de postes et de fonctions, une unité de temps, de lieu et d&#8217;action. À chaque entretien d&#8217;embauche, nous présentions chacune des scènes de notre vie par thème ou par ordre chronologique.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est sur Internet que les choses se passent : 62 % des entreprises citent Internet parmi les deux principaux moyens qui leur apportent les candidatures les plus pertinentes, loin devant le réseau, 34 %, ou la cooptation, 22 %. En très peu de temps, Internet est devenu l&#8217;outil privilégié pour évaluer le futur candidat. Une étude récente réalisée par le magazine Star Tribune (www.startribune.com) indique que 77 % des recruteurs effectuent des recherches en ligne et que 35 % ont déjà éliminé un candidat en se basant uniquement sur les résultats de ces recherches <a href="#foot_8" name="foot_src_8">[8]</a>.</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">…À la 3e dimension quasi organique</h2>
<p>Les marchés sont aujourd&#8217;hui très fragmentés, la concurrence y est féroce, et être compétent dans son emploi ne suffit plus pour se faire remarquer. Les candidats doivent innover toujours plus pour se démarquer, il devient vital de trouver le petit truc qui va leur permettre de sortir du lot.</p>
<p>Le CV est bien sûr toujours obligatoire pour postuler dans une entreprise (en France du moins, ce qui n&#8217;est pas le cas dans le monde anglo-saxon), mais il est encore trop souvent pratiqué comme un passeport pour se rassurer et son format très statique ne donne qu&#8217;une vision assez plate et sans saveur de l&#8217;individu.</p>
<p>L&#8217;émergence de nouvelles technologies et pratiques sociales change peu à peu la donne, et amorce la remise en cause de la pertinence même du CV tel que nous le connaissons aujourd&#8217;hui. Timidement mais sûrement, il commence à troquer son côté statique pour se reconstruire en permanence en fonction du contexte ou de l&#8217;évolution du marché du travail. Il se réinvente avec du texte, de l&#8217;image, de la vidéo, de l&#8217;hypertexte, etc.</p>
<p>D&#8217;objet en bout de chaîne, il engage sa lente mutation pour devenir un écosystème complet autour de l&#8217;individu. La rupture est consommée, l&#8217;unité de temps n&#8217;a plus cours, l&#8217;unité de lieu est abolie et l&#8217;unité d&#8217;action explose. Les étapes jusqu&#8217;alors parfaitement maîtrisées et rodées de la pièce de théâtre antique volent en éclats. <strong>Le Personal Branding entre en scène, apportant une 3e dimension au CV</strong>, créant un profil étendu de l&#8217;individu : en plus de qui il est (<strong>identité</strong>), de ce qu&#8217;il a fait (<strong>réalisations</strong>), il permet de savoir qui il connaît (<strong>popularité</strong>), de vérifier ce qu&#8217;il sait faire (<strong>expertises, talents</strong>), mais aussi et surtout ce que l&#8217;on dit de lui (<strong>réputation</strong>).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-629" title="personal-branding-une-dimension-quasi-organique" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/personal-branding-une-dimension-quasi-organique.jpg" alt="personal-branding-une-dimension-quasi-organique" width="350" height="354" /></p>
<p align="center"><em>Positionner l&#8217;individu au centre</em></p>
<p>En positionnant l&#8217;individu au centre, cette nouvelle dimension quasi organique et en constante évolution offre une plus grande transparence permettant une relation demandeur/demandé fondée sur l&#8217;authenticité : Qui est-il réellement ? Est-ce conforme avec ce qu&#8217;il me dit de lui ? Peut-on réellement lui faire confiance ?</p>
<p>Dans ce contexte, la non-présence en ligne d&#8217;un individu – ou son absence de réputation – pourrait être interprétée par un recruteur, un DRH ou un futur client comme un manque de transparence, un refus de partager l&#8217;information ou pire, une absence d&#8217;opinions ou d&#8217;idées.</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">Qu&#8217;attendez-vous pour vous lancer ?</h2>
<p>Quelle que soit votre situation actuelle vis-à-vis de votre présence ou de votre réputation en ligne, il est important de vous préoccuper le plus tôt possible de votre Personal Branding.</p>
<ol>
<li><strong>Si vous n&#8217;avez pas (encore) de visibilité</strong> : il vous permettra d&#8217;émerger de la foule de vos concurrents à travers des signes distinctifs, attractifs et rassurants.</li>
<li><strong>Si vous avez déjà une certaine visibilité</strong> : bien appliqué, il deviendra un formidable démultiplicateur de notoriété.</li>
<li><strong>Par mesure de précaution</strong> : institutions, entreprises, amis mettent ou mettront peut-être demain en ligne sans vouloir vous nuire, mais à votre insu, des informations vous concernant (une photographie publiée sur le compte Facebook de l&#8217;un de vos amis où l&#8217;on vous découvre après une soirée trop arrosée par exemple). Sachez que désormais Googler <a href="#foot_9" name="foot_src_9">[9]</a> une personne est devenu un réflexe : 30 % des recherches sur Internet ont pour objet la recherche d&#8217;informations sur une personne <a href="#foot_10" name="foot_src_10">[10]</a> et l&#8217;adage « Il n&#8217;y a pas de fumée sans feu » a malheureusement la vie dure&#8230;</li>
</ol>
<p>Hervé Bommelaer écrivait sur son blog <a href="#foot_11" name="foot_src_11">[11]</a>: « C&#8217;est lorsque la marée est basse que l&#8217;on voit ceux qui n&#8217;ont pas de maillot. » La puissance d&#8217;Internet couplée aux outils 2.0 permet certes de raccourcir de façon spectaculaire les délais, mais une démarche de Personal Branding doit se commencer très tôt, lorsque l&#8217;on est encore serein et en veille et non pas aux abois et en écoute active sur le marché du travail !</p>
<p>C&#8217;est aujourd&#8217;hui, et non demain, qu&#8217;il faut innover ! Car en termes d&#8217;innovation, les parts de marché sont toujours plus faciles à prendre en temps de crise, durant ces périodes où tout le monde campe sur ses positions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Loïc Le Meur :<br />Construisez votre personal brand en ligne</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/xxcUro4Ch0M&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/xxcUro4Ch0M&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Seth Godin interviewé par Loïc Le Meur :<br />Explains Why You Need a Tribe</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Q6vpBDFoMqc&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/Q6vpBDFoMqc&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp;Karl Fisch (<a title="Karl Fisch" href="http://thefischbowl.blogspot.com/" target="_blank">thefischbowl.blogspot.com</a>)<a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp;Karl Fisch, Scott McLeod et Jeff Brenman<a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp;Karl Fisch, Scott McLeod et Jeff Brenman<a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_4">4.</a>&nbsp;Karl Fisch, Scott McLeod et Jeff Brenman<a href="#foot_src_4">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_5">5.</a>&nbsp;Karl Fisch, Scott McLeod et Jeff Brenman<a href="#foot_src_5">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_6">6.</a>&nbsp;Selon un rapport de l&#8217;APEC<a href="#foot_src_6">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_7">7.</a>&nbsp;<a title="Le blog de Seth Godin" href="http://sethgodin.typepad.com/">sethgodin.typepad.com</a><a href="#foot_src_7">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_8">8.</a>&nbsp;<a title="77 % des recruteurs effectuent des recherches en ligne et que 35 % ont déjà éliminé un candidat en se basant uniquement sur les résultats de ces recherches" href="http://www.startribune.com/jobs/career/11398441.html" target="_blank">www.startribune.com/jobs/career/11398441.html</a><a href="#foot_src_8">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_9">9.</a>&nbsp;« Googler » quelqu&#8217;un est devenu un terme d&#8217;usage. Cela signifie que l&#8217;on fait une recherche sur quelqu&#8217;un par l&#8217;intermédiaire du moteur de recherche Google.<a href="#foot_src_9">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_10">10.</a>&nbsp;Selon Jean-Francois Ruiz, co-fondateur de PowerOn.<a href="#foot_src_10">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_11">11.</a>&nbsp;<a title="Le blog d'Hervé Bommelaer" href="http://bit.ly/14VIHA">bit.ly/14VIHA</a><a href="#foot_src_11">&uarr;</a></span></p>
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		<title>Chapitre 02 &#124; Le moi-perso-je comme marque</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 12:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Réputation en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Réputation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Web 2.0]]></category>

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		<description><![CDATA[L’idée de considérer la promotion d’un individu lambda sur un pied d’égalité avec le marketing d’une société ou d’un produit pourrait en faire sourire plus d’un... le Personal Branding est l’art de promouvoir sa marque personnelle grâce à des techniques marketing utilisant au maximum les outils web 2.0, dans l’objectif de modeler la perception que les autres ont de vous, de votre expertise ou de vos <p><a href="http://www.buschini.com/livre-augmente-le-moi-perso-je-comme-marque/" title="Chapitre 02 &#124; Le moi-perso-je comme marque">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right; font-size: 1.4em; color: #595959;">« Une société ne peut distancer ses concurrents<br />
que si elle peut établir une différence qu&#8217;elle peut préserver. »<br />
<em><strong>Michael Porter</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;idée de considérer la promotion d&#8217;un individu lambda sur un pied d&#8217;égalité avec le marketing d&#8217;une société ou d&#8217;un produit pourrait en faire sourire plus d&#8217;un&#8230; « Moi, Monsieur, je ne suis pas une marchandise ! Je ne vais pas me poser sur une étagère, me coller un prix autour du cou et attendre qu&#8217;on m&#8217;achète ou qu&#8217;on me loue ! »</p>
<p>En êtes-vous si sûr ? Si tel est le cas, <strong>alors pourquoi vendons-nous du « temps de cerveau disponible » comme un docker vend ou loue sa force musculaire</strong> ?</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">Vous avez dit Personal Branding ?</h2>
<p>Très à la mode ces derniers mois, le Personal Branding n&#8217;est pas aussi nouveau qu&#8217;on voudrait nous le faire croire. Pendant de nombreuses années, il a été le privilège d&#8217;une minorité de gens (hommes politiques, grands patrons, artistes&#8230;) qui utilisaient les services d&#8217;agences spécialisées et/ou de coachs afin d&#8217;améliorer sensiblement leur image de marque et leur popularité. <strong>Ce qui est réellement novateur dans le concept actuel du Personal Branding, c&#8217;est son ouverture au plus grand nombre</strong> ! Ce formidable essor est dû à l&#8217;utilisation du réseau Internet et plus particulièrement aux outils web 2.0 <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a>  qui ont permis de combiner l&#8217;intelligence collective au web comme plate-forme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Petite illustration de ce que pourrait être le web 2.0</em></p>
<p><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x3a6te_web-20-revolution-de-linformation-m"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x3a6te_web-20-revolution-de-linformation-m" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Serge Soudoplatoff : Comment internet change nos organisations</em></p>
<p><embed src="http://blip.tv/play/xGPq6jeByS0" type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="294" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed>
</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Personal Branding, tel qu&#8217;on le connaît aujourd&#8217;hui, est né en 1997 dans le magazine américain <em>Fast Company</em> (<a title="Fast Company" href="http://www.fastcompany.com" target="_blank">www.fastcompany.com</a>). Dans un long article, le journaliste Tom Peters <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a> posait les bases de ce concept en expliquant que, <strong>quels que soient le milieu social, l&#8217;âge ou la profession, chaque individu était à la fois le PDG, le directeur général, le directeur commercial et le directeur marketing de la société unipersonnelle « Moi-Je-Perso S.A. ». Que la crédibilité de cette société unipersonnelle se définissait par la qualité du travail actuel et passé de l&#8217;individu. Et que cette crédibilité déterminerait les opportunités de travail dans le futur</strong>. Un peu plus tard, ce concept a été repris et largement développé par Peter Montoya et William Arruda <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-99" title="Sortir du lot en passant de « un individu » à « cet individu »" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/sortir-du-lot.jpg" alt="Sortir du lot en passant de « un individu » à « cet individu »" width="400" height="126" /></p>
<p>Sortir du lot en passant de « <strong>un individu</strong> » à « <strong>cet individu</strong> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, <strong>le Personal Branding est l&#8217;art de promouvoir sa marque personnelle grâce à des techniques marketing utilisant au maximum les outils web 2.0, dans l&#8217;objectif de modeler la perception que les autres ont de vous, de votre expertise ou de vos savoir-faire</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Personal branding by William Arruda</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6paItEm2AF4&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/6paItEm2AF4&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: left; font-size: 1.3em; color: #e36c0a;">Quelques définitions pour la suite</h2>
<p>Avant d&#8217;aller plus loin, je vous propose que nous posions quelques définitions qu&#8217;il sera intéressant de conserver en mémoire tout au long de cet ouvrage.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une marque ?</strong></p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un élément sémantique de désignation distinctive des produits offerts sur un marché par un producteur et/ou un distributeur. Qui peut prendre la forme d&#8217;un nom simple ou composé, d&#8217;un patronyme, d&#8217;un pseudonyme, d&#8217;une abréviation, auxquels peuvent aussi être associés un symbole, une couleur, etc.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une stratégie marketing ?</strong></p>
<p>L&#8217;encyclopédie collaborative Wikipedia (<a title="Wikipedia France" href="http://fr.wikipedia.org" target="_blank">fr.wikipedia.org</a>) nous dit qu&#8217;elle est une démarche de réflexion en vue de s&#8217;approcher au plus près de l&#8217;adéquation offre-demande afin d&#8217;augmenter le chiffre d&#8217;affaires, les parts de marché et la permanence des clients par différenciation, motivation ou adaptation de l&#8217;offre.</p>
<p>&nbsp;</p>
</p>
</p>
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp;Dans sa conception initiale, le « web 1.0 » comprenait des pages web statiques qui étaient plus ou moins mises à jour par leurs concepteurs. L&#8217;arrivée des systèmes de gestion de contenu a légèrement amélioré le système. Mais cela restait encore un outil de diffusion quasi unilatéral. Le « web 2.0 » (terme inventé par Dale Dougherty) introduit une rupture avec le modèle précédent : il redéfinit l&#8217;Internet non plus comme un média (où les sites web sont autant d&#8217;îlots d&#8217;informations isolées) mais comme un socle d&#8217;échanges avec et entre les utilisateurs (intelligence collective et UGC &#8211; <em>« User Generated Content »</em>) et les services ou les applications en ligne. Le web 2.0 ne peut être résumé à une technologie ou à une technique, ce n&#8217;est pas un standard mais plutôt une série de principes d&#8217;utilisation de technologies existantes qui suivent une évolution logique du web.<a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp;The Brand Called You (<a title="The Brand Called You" href="http://bit.ly/18drKp" target="_blank">bit.ly/18drKp</a>)<a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp;<a title="Peter Montoya" href="http://www.petermontoya.com/" target="_blank">www.petermontoya.com</a><a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Chapitre 01 &#124; De Yes we can à Yes we are</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 22:38:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Authenticité]]></category>
		<category><![CDATA[Barack Obama]]></category>
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		<category><![CDATA[Google]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 10 février 2007, un homme politique pratiquement inconnu du grand public annonce sa candidature à la présidence des États-Unis. 21 mois plus tard, après un parcours exceptionnel, Barack Obama en devient le 44e président ! La clé de cette réussite réside dans le fait que tout au long de sa campagne, Barack Obama et son équipe ont construit à travers Internet un Personal Branding fort et authentique. La totalité de la stratégie Internet a été basée sur l’agrégation des petites forces, en prenant modèle sur la Long Tail, associée à une dynamique extrêmement 2.0, se nourrissant de la participation des internautes au point d’en faire les acteurs centraux de l’action <p><a href="http://www.buschini.com/livre-augmente-de-yes-we-can-a-yes-we-are/" title="Chapitre 01 &#124; De Yes we can à Yes we are">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right; font-size: 1.4em; color: #595959;">« La prévision est difficile<br />
surtout lorsqu&#8217;elle concerne l&#8217;avenir. »<br />
<em><strong>Pierre Dac</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le 10 février 2007, un homme presque inconnu du grand public annonce sa candidature à la présidence des États-Unis. Vingt-et-un mois plus tard, le 4 novembre 2008, après un parcours exceptionnel, il en devient le 44e président !</strong></p>
<p>Début 2007, Barack Obama est un homme politique pratiquement méconnu : deux années en tant que sénateur de l&#8217;Illinois et pas d&#8217;expérience internationale. Il ne semble donc avoir guère de chances face aux deux poids lourds de la politique américaine que sont Hillary Clinton, l&#8217;ancienne « First Lady », et le sénateur républicain de l&#8217;Arizona, John McCain. Et pourtant&#8230;</p>
<h2 style="font-size: 1.3em; text-align: left; color: #e36c0a;">L&#8217;art de devenir président des USA lorsque l&#8217;on est un inconnu !</h2>
<p>Tout commence par un clip vidéo lancé le 5 mars 2007 par Phil de Vellis <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a> (l&#8217;un des artisans de la campagne Internet de Barack Obama), parodiant la fameuse publicité d&#8217;Apple diffusée lors du Super Bowl de 1984.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Le clip de Phil de Vellis</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6h3G-lMZxjo&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/6h3G-lMZxjo&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Le clip original d&#8217;Apple en 1984</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/OYecfV3ubP8&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/OYecfV3ubP8&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #595959;">L&#8217;effet viral est instantané, à peine déposée sur le site de partage You Tube (<a title="Youtube" href="http://www.youtube.com" target="_self">www.youtube.com</a>), la vidéo est visionnée plusieurs millions de fois. La toile et le monde découvrent alors Barack Obama !</span></p>
<p>Disons-le tout de suite, s&#8217;il n&#8217;y avait pas eu Internet, Barack Obama ne serait très probablement pas président des États-Unis aujourd&#8217;hui ! Mais attention, Internet n&#8217;a rien d&#8217;un outil miraculeux, et vouloir résumer à tout prix la victoire de l&#8217;homme au seul fait d&#8217;avoir utilisé le réseau Internet est réducteur. (On a vu ce que cela a donné chez certains autres hommes politiques, notamment en France.)</p>
<p>Non, la clé de cette réussite réside dans le fait que tout au long de sa campagne, <strong>Barack Obama et son équipe ont construit un Personal Branding fort et authentique</strong> : la marque Barack Obama. En s&#8217;appuyant sur des valeurs sincères (illustrées par des slogans tels que : « <em>Change we can believe in</em> » ou « <em>Yes we can</em> ») et non sur un simple « packaging » graphique comme il est souvent d&#8217;usage. <strong>Cette marque forte a mis en avant trois vertus essentielles : ce candidat est nouveau, attractif et différent</strong> ! Puis, en se servant de cette marque forte, ils ont utilisé toutes les techniques en et hors ligne, tous les outils du web 2.0, pour lever des fonds, créer des noyaux et des communautés d&#8217;inconditionnels, suivre sa réputation, répondre aux rumeurs, partager des milliers de photos sur Flickr <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a>, remercier les fans, etc.</p>
<p>La totalité de <strong>la stratégie Internet a été basée sur l&#8217;agrégation des petites forces, en prenant modèle sur le <em>Long Tail</em></strong> décrit par Chris Anderson <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a>, <strong>associée à une dynamique extrêmement 2.0, se nourrissant de la participation des internautes au point d&#8217;en faire les acteurs centraux de l&#8217;action militante</strong>. Durant toute la campagne, Barack Obama et son équipe ont réuni 5 millions de sympathisants au sein des réseaux sociaux (rien que sur Facebook, plus de 3,2 millions de personnes lui ont apporté leur soutien). Ils ont aussi géré et coordonné le profil du candidat dans plus de quinze communautés en ligne. 200 000 événements ont été organisés via les réseaux sociaux et 400 000 messages ont été rédigés sur la plate-forme de blogs dédiée au candidat : « <a title="myBarack Obama" href="http://mybarackobama.com">mybarackobama.com</a> ».</p>
<p>Le jour des élections, plus de 5,4 millions d&#8217;utilisateurs ont cliqué le bouton « J&#8217;ai voté », afin de faire savoir à leurs amis qu&#8217;ils avaient accompli leur devoir civique et, ainsi, les inciter à en faire autant.</p>
<p><strong>Même si votre ambition n&#8217;est pas de devenir le 45e président des États-Unis ou bien celui de la France en 2012, le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui vous encourage à mettre le Personal Branding au service de votre propre carrière professionnelle</strong>.</p>
<p>Vous pensez peut-être que c&#8217;est impossible, que vous n&#8217;en êtes pas capable, que ce genre d&#8217;ambition est réservé à d&#8217;autres ! Laissez-moi vous prouver le contraire.</p>
</p>
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp;Man Behind the Clinton Clip Worked for Obama&#8217;s Net Strategists (<a title="Man Behind the Clinton Clip Worked for Obama's Net Strategists" href="http://bit.ly/u5SLs" target="_blank">bit.ly/u5SLs</a>).<a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp;<strong>Flickr </strong>(<a title="Flickr" href="http://www.flickr.com" target="_blank">www.flickr.com</a>) est un site web très populaire de partage de photos et de vidéos gratuit, avec certaines fonctionnalités payantes.<a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp;Chris Anderson est le rédacteur en chef du magazine américain <em>Wired</em> et l&#8217;inventeur de la <em>Long Tail</em>(Longue Traîne ou Longue Queue suivant les appellations) qui décrit une partie du marché détenu par des entreprises telles que Google, Amazon ou Netflix qui vendent de nombreux produits, chacune en petite quantité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div>
<p><em>Chris Anderson, the Long Tail</em></p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0Yku0GTrcuw&#038;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed src="http://www.youtube.com/v/0Yku0GTrcuw&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
</div>
<p><a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span></p>
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		<title>La e-réputation en question</title>
		<link>http://www.buschini.com/2009/11/24/le-reputation-en-question/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 23:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Personal Branding]]></category>
		<category><![CDATA[CNIL]]></category>
		<category><![CDATA[e-réputation]]></category>
		<category><![CDATA[Google]]></category>
		<category><![CDATA[Identité Numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Image de Marque]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Management de l'information]]></category>
		<category><![CDATA[Réputation en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[Réputation numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’e-réputation est probablement l’un des termes les plus à la mode du moment et certainement aussi l’un des moins bien définis… Alain Rey, dans son Dictionnaire historique de la langue française, précise que la réputation (du latin « reputatio » qui signifie « compter, évaluer ») désigne l’honorabilité morale, la célébrité d’une personne en raison de sa valeur. Et, par extension, l’opinion positive ou négative que les individus ont de quelqu’un ou de quelque chose. Pour être complète, la définition d’Alain Rey appelle trois indications <p><a href="http://www.buschini.com/2009/11/24/le-reputation-en-question/" title="La e-réputation en question">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« Il faut environ 20 ans pour construire une réputation,<br />
et seulement 5 minutes pour la ruiner ! »<br />
<strong>Warren Buffet</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;e-réputation est probablement l&#8217;un des termes les plus à la mode du moment et certainement aussi l&#8217;un des moins bien définis…</p>
<p>Alain Rey, dans son <em>Dictionnaire historique de la langue française</em>, précise que la réputation (du latin « <em>reputatio</em> » qui signifie « compter, évaluer ») désigne l&#8217;honorabilité morale, la célébrité d&#8217;une personne en raison de sa valeur. Et, par extension, l&#8217;opinion positive ou négative que les individus ont de quelqu&#8217;un ou de quelque chose.</p>
<p>Pour être complète, la définition d&#8217;Alain Rey appelle trois indications complémentaires :</p>
<ol>
<li>Nous ne sommes pas ici dans le domaine du raisonnement logique, mais dans celui du ressenti et de l&#8217;appréciation personnelle. D&#8217;une part, la notion de réputation sur un même sujet ou sur une même personne peut être très variable d&#8217;un individu à un autre. D&#8217;autre part, cette réputation n&#8217;est pas figée, elle évolue constamment dans le temps, en positif comme en négatif.</li>
<li>La réputation n&#8217;a de réelle signification que si elle atteint une certaine masse critique hétérogène. En effet, plus une réputation sera supportée par un nombre croissant d&#8217;individus qui ne sont pas liés à la personne (famille, proche, amis, connaissances), plus elle paraîtra crédible aux yeux des autres.</li>
<li>Dernier point et non des moindres, on assiste à une certaine forme de <strong>stigmergie sociale</strong> <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a>, le sujet étant à la fois acteur (ses actes influent directement sur le sentiment que les autres ont de lui) et spectateur (il est quasi impossible, sauf peut-être dans une dictature, de contrôler ce que les autres pensent de lui). Les actions qu&#8217;il mènera viendront enrichir ou appauvrir son capital social <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a>. L&#8217;ensemble des interactions sociales déterminera à la fois le réseau social et le capital social d&#8217;un individu.</li>
</ol>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-491" title="l'ecosysteme de la e-reputation" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/ecosysteme-reputation-500.jpg" alt="l'ecosysteme de la e-reputation" /><br />
L&#8217;écosystème de l&#8217;e-réputation</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par conséquent, d&#8217;un point de vue sémantique, l&#8217;<strong>e-réputation n&#8217;est que la transposition, dans le monde Internet, de l&#8217;ensemble de ces concepts</strong>.</p>
<p>Toutefois, pour être tout à fait exhaustif, il existe tout de même deux différences de taille entre la réputation et l&#8217;e-réputation :</p>
<ol>
<li><strong>Internet introduit un nouveau mode de communication</strong> impossible à réaliser physiquement : l&#8217;<strong>ubiquité couplée à l&#8217;instantanéité</strong>. Une information vraie ou fausse, vérifiée ou non, se propage à la vitesse de la lumière dans tous les coins et recoins de l&#8217;Internet. L&#8217;information d&#8217;origine échappe à son auteur pour être relayée aussi bien par des amis que par de parfaits inconnus. Il est très difficile, voire quasi impossible dans ce contexte, de stopper une telle information.</li>
<li>Si dire publiquement du bien ou du mal d&#8217;autrui n&#8217;est pas nouveau en soi, jusqu&#8217;à présent, les informations tombaient très vite dans l&#8217;oubli, sauf faits exceptionnels. <strong>Or, ce qui caractérise aujourd&#8217;hui l&#8217;Internet, c&#8217;est la persistance de la mémoire</strong> !  La toile est devenue le plus grand fond d&#8217;archives au monde. Dans lequel il n&#8217;y a pas (encore) de place pour le droit à l&#8217;oubli <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a> ! La moindre des rumeurs lancée un jour est là, présente quelque part, tapie dans l&#8217;ombre, prête à être extraite d&#8217;une requête Google…</li>
</ol>
<p>C&#8217;est pourquoi, à l&#8217;heure où l&#8217;Internet prend une place de plus en plus prépondérante dans notre quotidien, que l&#8217;on soit un individu ou une société, il devient essentiel de se préoccuper de la gestion de son image :</p>
<ul>
<li><strong>positive… </strong>Une e-réputation positive se surveille, s&#8217;entretient et se gère. D&#8217;autant plus qu&#8217;il est fort simple – et parfois très rapide – de basculer en quelques clics d&#8217;une e-réputation positive à une e-réputation négative. Gérer sa e-réputation, c&#8217;est maîtriser sa stratégie de communication. Pour cela, il est inutile de chercher « l&#8217;outil tout-en-un miraculeux », celui qui permettrait de gérer une problématique complexe dans son ensemble, sans efforts, à l&#8217;aide d&#8217;un simple coup de baguette magique… Il n&#8217;existe pas ! La gestion de l&#8217;e-réputation passe par une intelligente combinaison de plusieurs services adaptés à sa personnalité et à ses besoins.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>… ou négative ! </strong>Avant tout, il faut faire la différence entre l&#8217;envie de censurer tout ce qui ne renverrait pas une image conforme à ses désirs et la nécessité de défendre son image pour de vraies raisons ! En droit français, le principe de la liberté d&#8217;expression prédomine. On ne peut empêcher quelqu&#8217;un de dire ce qu&#8217;il pense, sauf dans les cas où cette liberté empiète sur d&#8217;autres droits comme le respect de la vie privée. Une fois cette notion acceptée, il faut passer alors à l&#8217;action vite, très vite avant que la rumeur n&#8217;enfle trop !</li>
</ul>
<p>Le chapitre <em>« Tout ce qui est dit pourrait être retenu contre vous »</em> du livre <em><a href="http://www.buschini.com/telecharger-le-livre/">Personal Branding, le moi-perso-je comme marque !</a></em> offre un aperçu de la palette d&#8217;outils que chacun peut utiliser pour surveiller et gérer sa e-réputation.</p>
<p><img src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/pixel.jpg" alt="pixel" title="pixel" height="10" class="aligncenter size-full wp-image-471" /></p>
<hr size="1" />
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp; La <strong>stigmergie</strong> est une méthode de communication indirecte dans un environnement émergent auto-organisé, où les individus communiquent entre eux en modifiant leur environnement. Le biologiste Francesco Varela a introduit cette notion dans sa théorie complémentaire à celle de l&#8217;évolution de Darwin. Ainsi, il a rapporté que la sélection naturelle n&#8217;est pas l&#8217;unique facteur d&#8217;évolution, qu&#8217;il faut lui adjoindre une composante essentielle pour que le modèle soit crédible, celle de l&#8217;interaction bidirectionnelle entre l&#8217;organisme et son environnement.<a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp; Tel que décrit par Thierry Pénard dans son article « <em>Le Rôle des interactions sociales dans les modèles économiques Internet</em> » (lire l&#8217;article original à l&#8217;URL <a href="http://archive.nyu.edu/bitstream/2451/23914/2/citation_reputation4.pdf">http://archive.nyu.edu/bitstream/2451/23914/2/citation_reputation4.pdf</a>).<a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp; L&#8217;article 40 de la loi « Informatique et libertés » de 1978 prévoit que toute personne dont les données personnelles sont traitées peut exiger du responsable du traitement que soient, selon les cas, mises à jour ou effacées les données à caractère personnel la concernant. Cet article est bien sûr inapplicable dans le cadre du monde Internet, du moins dans sa forme actuelle.<a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span></p>
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