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	<title>Philippe Buschini</title>
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	<description>Personal Branding, Corporate Branding, e-Réputation ...</description>
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		<title>Identité traditionnelle versus identité numérique</title>
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		<comments>http://www.buschini.com/2009/12/04/identite-traditionnelle-versus-identite-numerique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 10:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Personal Branding]]></category>
		<category><![CDATA[Authenticité]]></category>
		<category><![CDATA[e-réputation]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
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		<category><![CDATA[Réputation numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le dictionnaire Le Robert, l’identité (du latin identitas : « fait d’être le même ») est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. Elle est ce qui caractérise un individu, ce qui le distingue, lui confère son individualité et sa singularité. On pourrait très bien s’arrêter là, mais ce serait réducteur. Car, lorsque l’on commence à s’intéresser à ce sujet, on s’aperçoit très rapidement que l’identité a plusieurs dimensions, qu’elle est plurielle : il n’existe pas une identité, mais des identités, et celles-ci doivent être combinées pour permettre la perception globale d’un individu. <p><a href="http://www.buschini.com/2009/12/04/identite-traditionnelle-versus-identite-numerique/" title="Identité traditionnelle versus identité numérique">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« L&#8217;identité n&#8217;est pas donnée une fois pour toutes,<br />
elle se construit et se transforme tout au long de l&#8217;existence. »<br />
<strong>Amin Maalouf</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la série des mots que l&#8217;on peut lire un peu partout, mais dont la définition ne s&#8217;impose pas vraiment de façon très claire, je vous propose, après l&#8217;<strong>e-réputation</strong>, d&#8217;analyser le concept d&#8217;<strong>identité numérique</strong>.</p>
<p>Selon le dictionnaire Le Robert, l&#8217;identité (du latin <em>identitas</em> : « fait d&#8217;être le même ») est le caractère de ce qui demeure identique à soi-même. Elle est ce qui caractérise un individu, ce qui le distingue, lui confère son individualité et sa singularité.</p>
<p>On pourrait très bien s&#8217;arrêter là, mais ce serait réducteur. Car, lorsque l&#8217;on commence à s&#8217;intéresser à ce sujet, on s&#8217;aperçoit très rapidement que <strong>l&#8217;identité a plusieurs dimensions, qu&#8217;elle est plurielle</strong> : il n&#8217;existe pas <strong>une</strong> identité, mais <strong>des</strong> identités, et <strong>celles-ci doivent être combinées pour permettre la perception globale d&#8217;un individu</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="ecosysteme-identite-traduitionnelle" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/ecosysteme-identite-traduitionnelle.jpg" alt="ecosysteme-identite-traduitionnelle" width="350" height="344" />L&#8217;écosystème de l&#8217;identité traditionnelle</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>L&#8217;identité personnelle</strong> renvoie l&#8217;individu à son individualité, aux caractéristiques qui le rendent unique. D&#8217;un point de vue juridique, l&#8217;identité d&#8217;une personne est inscrite dans l&#8217;état civil et est garantie par l&#8217;État. Il s&#8217;agit de l&#8217;ensemble des éléments de fait et de droit relatifs à un individu (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.) légalement reconnu ou constaté, qui permet de l&#8217;individualiser de manière unique.</li>
<li><strong>L&#8217;identité sociale</strong>, elle, se réfère aux statuts que l&#8217;individu partage avec les autres membres de ses groupes d&#8217;appartenance (sexe, âge, métier&#8230;). Pour l&#8217;anthropologue Nicole Sindzingre <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a>, l&#8217;identité est inséparable de l&#8217;individuation : pour identifier un ou plusieurs individus à d&#8217;autres, il faut les distinguer de tout ce qu&#8217;ils ne sont pas.</li>
<li><strong>L&#8217;identité culturelle</strong>, très (trop) souvent confondue avec l&#8217;identité sociale, est l&#8217;adhésion plus ou moins complète d&#8217;un individu aux normes et valeurs d&#8217;une culture.</li>
</ul>
<p>Selon le même principe de stigmergie sociale <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a> découvert dans l&#8217;article sur l&#8217;e-réputation, un individu, en tant qu&#8217;être social, ne peut construire son identité sans tenir compte de l&#8217;univers social et culturel dans lequel il évolue <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a>. <strong>L&#8217;identité n&#8217;est donc pas un produit figé ou fini, mais un processus en perpétuelle évolution</strong>.</p>
<p>En résumé, qu’elle soit personnelle, sociale ou culturelle, l&#8217;identité est marquée par trois attributs fondamentaux :</p>
<ol>
<li>Elle est ce qui rend semblable à soi-même et différent des autres ;</li>
<li>Elle possède un noyau central de valeurs difficilement remplaçables, qui représente la liaison essentielle entre l&#8217;individu et le reste du monde ;</li>
<li>Elle est un système évolutif, dont le trait particulier est d&#8217;être à la fois processus et structure.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="font-size: 1.3em; text-align: left; color: #e36c0a;">Et l&#8217;identité numérique ?</h2>
<p><em>Petit préambule sémantique avant de poursuivre : dans le monde numérique, il ne faut pas confondre « l&#8217;identité », qui est la représentation d&#8217;une personne dans un système d&#8217;information, avec « l&#8217;authentification », qui est un processus de vérification de cette identité.</em></p>
<p>Pour beaucoup d&#8217;entre nous, la vie moderne a totalement changé nos identités en les basculant dans le numérique. La démocratisation du haut débit, la multiplication des réseaux sociaux et l’explosion des contenus générés par les utilisateurs (UGC – <em>User Generated Contents</em>) ont grandement contribué au développement de l&#8217;identité numérique sur Internet.</p>
<p>Tout comme son homologue « traditionnelle », l&#8217;identité numérique est, elle aussi, plurielle, active et changeante.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="ecosysteme-identite-numerique" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/ecosysteme-identite-numerique.jpg" alt="ecosysteme-identite-numerique" width="500" height="406" />L&#8217;écosystème de l&#8217;identité numérique <BR><em>d&#8217;après un schéma original de <a href="http://www.fredcavazza.net/">Fred Cavazza</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Très comparable à l&#8217;identité traditionnelle dans son aspect multidimensionnel, l&#8217;identité numérique, du fait de sa nature immatérielle, est caractérisée par deux groupes d&#8217;informations distincts mais complémentaires :</p>
<ul>
<li>les parcelles d&#8217;informations dites incontestables et uniques : coordonnées physiques, adresse IP, certificats numériques, comptes bancaires, numéro de téléphone, etc., qui sont généralement attribuées par une autorité tierce (état civil, fournisseur d&#8217;accès Internet, opérateur de télécommunications, banque&#8230;) ;</li>
<li>et celles réputées plus ambiguës et multiples : pseudonymes, avatars, commentaires, blogs, photos, CV, etc., qui sont générées par l&#8217;individu lui-même ou par les individus composant son réseau.</li>
</ul>
<p>Le sociologue Dominique Cardon <a href="#foot_4" name="foot_src_4">[4]</a> nous propose une typologie très intéressante des différentes formes de présence en ligne sur le web 2.0 et ce qu&#8217;elles induisent pour les individus qui les créent et les alimentent.</p>
<p>Il détermine ainsi 5 formats de visibilité, organisés sur le duo identité numérique/type de visibilité recherchée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-848" title="dominique.cardon" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/dominique.cardon.jpg" alt="dominique.cardon" width="500" height="345" />Illustration D. Cardon</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong>Le paravent (se cacher pour se voir)</strong> : c&#8217;est le principe même des sites de rencontre. Les individus se sélectionnent les uns les autres à travers une fiche de renseignements, avant de dévoiler progressivement tout ou partie de leur(s) identité(s) au cas par cas, puis de favoriser ou pas une rencontre dans la vie virtuelle ou réelle.</li>
<li><strong>Le clair-obscur (montrer caché)</strong> : les participants rendent visible tout ou partie de leur intimité et de leur quotidien à un réseau social de proches, et sont difficilement accessibles pour les autres (attention aux amis d&#8217;amis).</li>
<li><strong>Le phare (tout montrer, tout voir)</strong> : les participants rendent visibles de nombreux traits de leur identité, leurs centres d&#8217;intérêts et leurs compétences, et sont facilement accessibles à tous. La visibilité, ici, fait l&#8217;objet d&#8217;une réelle quête et d&#8217;une recherche de connectivité maximale au moyen d&#8217;indicateurs tels que réputation, nombre d&#8217;amis, compteurs d&#8217;audience, etc.</li>
<li><strong>La « lanterna magica » (se voir mais caché)</strong> : les participants prennent la forme d&#8217;avatars qu&#8217;ils personnalisent, dans le but de dissocier leur identité réelle de celle qu&#8217;ils endossent dans le monde virtuel. Cette division libère les contraintes et facilite les nouvelles rencontres.</li>
<li><strong>Le post-it (je suis là, je fais ça)</strong> : ce type de plate-forme est un cas à part, les participants rendent visibles à tous leur disponibilité et leur présence, mais interagissent uniquement avec un cercle relationnel restreint.</li>
</ol>
<p>Pour ma part, je suis tenté de rajouter un 6e format, qui serait transversal au cinq proposés par Dominique Cardon : celui de l&#8217;hétéronymat. Un concept introduit par l’écrivain Fernando Pessoa <a href="#foot_5" name="foot_src_5">[5]</a> au siècle dernier : pour chaque type d’ouvrage qu’il rédigeait, Pessoa inventait un écrivain fictif – il en a ainsi créé jusqu’à soixante-dix – qui possédait sa propre personnalité, sa vie, son style.</p>
<p>De même que dans la vraie vie, on utilise son nom de famille ou son prénom en fonction du contexte, il est possible d&#8217;agir de manière similaire dans sa vie numérique. En réservant son nom pour tout ce qui est du domaine du professionnel direct (Linkedin, Viadéo, etc.), et en utilisant un pseudonyme pour les autres services (Twitter par exemple), créant ainsi un contact plus intime. Voire en se créant un avatar, un personnage que l’on s’invente et doué d’une vie… uniquement virtuelle.</p>
<p><strong>L’identité numérique se nourrit aussi des traces laissées sur Internet</strong></p>
<p>Sur Internet, tout individu est aujourd&#8217;hui repérable par les données qu&#8217;il dépose, ou que d&#8217;autres laissent sur lui depuis des semaines, des mois, voire des années.</p>
<p>À l&#8217;ère électronique, du haut débit et du « <em>anytime everywhere</em> », où l&#8217;individu nomade se retrouve relié à toutes sortes d&#8217;objets communicants, le nombre de traces semées ne peut être qu&#8217;en croissance exponentielle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-849" title="les-objets-communicants" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/les-objets-communicants.jpg" alt="les-objets-communicants" width="400" height="303" />Les objets communicants sont de plus en plus nombreux</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans ce contexte, l&#8217;amoncellement de parcelles laissées plus ou moins à l&#8217;abandon dessine un portrait par petites touches. Un peu comme les tableaux pointillistes : de manière unitaire, aucune des traces n&#8217;est réellement significative. Mais le tableau général, lui, représente le sujet dans son ensemble. À la vue de tous et pas forcément sous un angle souhaité&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-850" title="l-identite-par-petites-touches" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/12/l-identite-par-petites-touches.jpg" alt="l-identite-par-petites-touches" width="350" height="220" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et plus ces parcelles sont nombreuses et accessibles, mieux elles permettent, une fois assemblées, de (re)construire l’identité numérique très précise d&#8217;un individu !</strong></p>
<p>Identité qui peut être utilisée par un tiers de manière frauduleuse (usurpation d&#8217;identité) ou au détriment de la personne (DRH ou recruteur qui élimine un candidat <a href="#foot_6" name="foot_src_6">[6]</a>).</p>
<p>Faut-il alors devenir complètement paranoïaque et bannir Internet ?</p>
<p>Non, bien sûr ! En revanche, il est possible de gérer son identité numérique. <strong>En prenant conscience que chaque « déplacement » numérique laisse des traces</strong>. Et donc de bien l’avoir en mémoire avant de poster un message public, de déposer une photo ou de remplir n&#8217;importe quel formulaire ou compte demandant des renseignements personnels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr size="1" />
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp;<a href="http://economix.u-paris10.fr/fr/membres/?id=35">http://economix.u-paris10.fr/fr/membres/?id=35</a><a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp;La stigmergie est une méthode de communication indirecte dans un environnement émergent auto-organisé, où les individus communiquent entre eux en modifiant leur environnement. Le biologiste Francesco Varela a introduit cette notion dans sa théorie complémentaire à celle de l&#8217;évolution de Darwin. Ainsi, il a rapporté que la sélection naturelle n&#8217;est pas l&#8217;unique facteur d&#8217;évolution, qu&#8217;il faut lui adjoindre une composante essentielle pour que le modèle soit crédible : celle de l&#8217;interaction bidirectionnelle entre l&#8217;organisme et son environnement. <a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp;Selon Z. Guerraoui et B. Troadec, dans Psychologie interculturelle<a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_4">4.</a>&nbsp;Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages de France Télécom R&amp;D et chercheur associé au Centre d&#8217;étude des mouvements sociaux de l&#8217;École des Hautes études en sciences sociales. <a href="http://bit.ly/12YPjU">http://bit.ly/12YPjU</a><a href="#foot_src_4">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_5">5.</a>&nbsp;Fernando António Nogueira Pessoa est écrivain et poète portugais (1888–1935). Il n&#8217;a pratiquement jamais publié sous son vrai nom, mais sous une multitude de pseudonymes qu&#8217;il appelait ses « hétéronymes » tant chacun correspondait à une personnalité différente. <a href="#foot_src_5">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_6">6.</a>&nbsp;Une étude récente réalisée par le magazine Star Tribune (http://www.startribune.com/jobs/career/11398441.html) indique que 77 % des recruteurs effectuent des recherches en ligne et que 35 % ont déjà éliminé un candidat en se basant uniquement sur les résultats de ces recherches.<a href="#foot_src_6">&uarr;</a></span></p>
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		<title>La e-réputation en question</title>
		<link>http://www.buschini.com/2009/11/24/le-reputation-en-question/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 23:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Personal Branding]]></category>
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		<description><![CDATA[L’e-réputation est probablement l’un des termes les plus à la mode du moment et certainement aussi l’un des moins bien définis… Alain Rey, dans son Dictionnaire historique de la langue française, précise que la réputation (du latin « reputatio » qui signifie « compter, évaluer ») désigne l’honorabilité morale, la célébrité d’une personne en raison de sa valeur. Et, par extension, l’opinion positive ou négative que les individus ont de quelqu’un ou de quelque chose. Pour être complète, la définition d’Alain Rey appelle trois indications <p><a href="http://www.buschini.com/2009/11/24/le-reputation-en-question/" title="La e-réputation en question">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« Il faut environ 20 ans pour construire une réputation,<br />
et seulement 5 minutes pour la ruiner ! »<br />
<strong>Warren Buffet</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;e-réputation est probablement l&#8217;un des termes les plus à la mode du moment et certainement aussi l&#8217;un des moins bien définis…</p>
<p>Alain Rey, dans son <em>Dictionnaire historique de la langue française</em>, précise que la réputation (du latin « <em>reputatio</em> » qui signifie « compter, évaluer ») désigne l&#8217;honorabilité morale, la célébrité d&#8217;une personne en raison de sa valeur. Et, par extension, l&#8217;opinion positive ou négative que les individus ont de quelqu&#8217;un ou de quelque chose.</p>
<p>Pour être complète, la définition d&#8217;Alain Rey appelle trois indications complémentaires :</p>
<ol>
<li>Nous ne sommes pas ici dans le domaine du raisonnement logique, mais dans celui du ressenti et de l&#8217;appréciation personnelle. D&#8217;une part, la notion de réputation sur un même sujet ou sur une même personne peut être très variable d&#8217;un individu à un autre. D&#8217;autre part, cette réputation n&#8217;est pas figée, elle évolue constamment dans le temps, en positif comme en négatif.</li>
<li>La réputation n&#8217;a de réelle signification que si elle atteint une certaine masse critique hétérogène. En effet, plus une réputation sera supportée par un nombre croissant d&#8217;individus qui ne sont pas liés à la personne (famille, proche, amis, connaissances), plus elle paraîtra crédible aux yeux des autres.</li>
<li>Dernier point et non des moindres, on assiste à une certaine forme de <strong>stigmergie sociale</strong> <a href="#foot_1" name="foot_src_1">[1]</a>, le sujet étant à la fois acteur (ses actes influent directement sur le sentiment que les autres ont de lui) et spectateur (il est quasi impossible, sauf peut-être dans une dictature, de contrôler ce que les autres pensent de lui). Les actions qu&#8217;il mènera viendront enrichir ou appauvrir son capital social <a href="#foot_2" name="foot_src_2">[2]</a>. L&#8217;ensemble des interactions sociales déterminera à la fois le réseau social et le capital social d&#8217;un individu.</li>
</ol>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-491" title="l'ecosysteme de la e-reputation" src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/ecosysteme-reputation-500.jpg" alt="l'ecosysteme de la e-reputation" /><br />
L&#8217;écosystème de l&#8217;e-réputation</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par conséquent, d&#8217;un point de vue sémantique, l&#8217;<strong>e-réputation n&#8217;est que la transposition, dans le monde Internet, de l&#8217;ensemble de ces concepts</strong>.</p>
<p>Toutefois, pour être tout à fait exhaustif, il existe tout de même deux différences de taille entre la réputation et l&#8217;e-réputation :</p>
<ol>
<li><strong>Internet introduit un nouveau mode de communication</strong> impossible à réaliser physiquement : l&#8217;<strong>ubiquité couplée à l&#8217;instantanéité</strong>. Une information vraie ou fausse, vérifiée ou non, se propage à la vitesse de la lumière dans tous les coins et recoins de l&#8217;Internet. L&#8217;information d&#8217;origine échappe à son auteur pour être relayée aussi bien par des amis que par de parfaits inconnus. Il est très difficile, voire quasi impossible dans ce contexte, de stopper une telle information.</li>
<li>Si dire publiquement du bien ou du mal d&#8217;autrui n&#8217;est pas nouveau en soi, jusqu&#8217;à présent, les informations tombaient très vite dans l&#8217;oubli, sauf faits exceptionnels. <strong>Or, ce qui caractérise aujourd&#8217;hui l&#8217;Internet, c&#8217;est la persistance de la mémoire</strong> !  La toile est devenue le plus grand fond d&#8217;archives au monde. Dans lequel il n&#8217;y a pas (encore) de place pour le droit à l&#8217;oubli <a href="#foot_3" name="foot_src_3">[3]</a> ! La moindre des rumeurs lancée un jour est là, présente quelque part, tapie dans l&#8217;ombre, prête à être extraite d&#8217;une requête Google…</li>
</ol>
<p>C&#8217;est pourquoi, à l&#8217;heure où l&#8217;Internet prend une place de plus en plus prépondérante dans notre quotidien, que l&#8217;on soit un individu ou une société, il devient essentiel de se préoccuper de la gestion de son image :</p>
<ul>
<li><strong>positive… </strong>Une e-réputation positive se surveille, s&#8217;entretient et se gère. D&#8217;autant plus qu&#8217;il est fort simple – et parfois très rapide – de basculer en quelques clics d&#8217;une e-réputation positive à une e-réputation négative. Gérer sa e-réputation, c&#8217;est maîtriser sa stratégie de communication. Pour cela, il est inutile de chercher « l&#8217;outil tout-en-un miraculeux », celui qui permettrait de gérer une problématique complexe dans son ensemble, sans efforts, à l&#8217;aide d&#8217;un simple coup de baguette magique… Il n&#8217;existe pas ! La gestion de l&#8217;e-réputation passe par une intelligente combinaison de plusieurs services adaptés à sa personnalité et à ses besoins.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>… ou négative ! </strong>Avant tout, il faut faire la différence entre l&#8217;envie de censurer tout ce qui ne renverrait pas une image conforme à ses désirs et la nécessité de défendre son image pour de vraies raisons ! En droit français, le principe de la liberté d&#8217;expression prédomine. On ne peut empêcher quelqu&#8217;un de dire ce qu&#8217;il pense, sauf dans les cas où cette liberté empiète sur d&#8217;autres droits comme le respect de la vie privée. Une fois cette notion acceptée, il faut passer alors à l&#8217;action vite, très vite avant que la rumeur n&#8217;enfle trop !</li>
</ul>
<p>Le chapitre <em>« Tout ce qui est dit pourrait être retenu contre vous »</em> du livre <em><a href="http://www.buschini.com/telecharger-le-livre/">Personal Branding, le moi-perso-je comme marque !</a></em> offre un aperçu de la palette d&#8217;outils que chacun peut utiliser pour surveiller et gérer sa e-réputation.</p>
<p><img src="http://www.buschini.com/wp-content/uploads/2009/11/pixel.jpg" alt="pixel" title="pixel" height="10" class="aligncenter size-full wp-image-471" /></p>
<hr size="1" />
<p><span class="yafootnote_head"><br /><strong>NOTES</strong></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_1">1.</a>&nbsp; La <strong>stigmergie</strong> est une méthode de communication indirecte dans un environnement émergent auto-organisé, où les individus communiquent entre eux en modifiant leur environnement. Le biologiste Francesco Varela a introduit cette notion dans sa théorie complémentaire à celle de l&#8217;évolution de Darwin. Ainsi, il a rapporté que la sélection naturelle n&#8217;est pas l&#8217;unique facteur d&#8217;évolution, qu&#8217;il faut lui adjoindre une composante essentielle pour que le modèle soit crédible, celle de l&#8217;interaction bidirectionnelle entre l&#8217;organisme et son environnement.<a href="#foot_src_1">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_2">2.</a>&nbsp; Tel que décrit par Thierry Pénard dans son article « <em>Le Rôle des interactions sociales dans les modèles économiques Internet</em> » (lire l&#8217;article original à l&#8217;URL <a href="http://archive.nyu.edu/bitstream/2451/23914/2/citation_reputation4.pdf">http://archive.nyu.edu/bitstream/2451/23914/2/citation_reputation4.pdf</a>).<a href="#foot_src_2">&uarr;</a></span><br /><span class="yafootnote_body" style="font-size: 0.8em;"><a name="foot_3">3.</a>&nbsp; L&#8217;article 40 de la loi « Informatique et libertés » de 1978 prévoit que toute personne dont les données personnelles sont traitées peut exiger du responsable du traitement que soient, selon les cas, mises à jour ou effacées les données à caractère personnel la concernant. Cet article est bien sûr inapplicable dans le cadre du monde Internet, du moins dans sa forme actuelle.<a href="#foot_src_3">&uarr;</a></span></p>
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		<title>Personal Branding, le moi-perso-je comme marque !</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 21:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe  Buschini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Personal Branding]]></category>
		<category><![CDATA[Authenticité]]></category>
		<category><![CDATA[Carrière]]></category>
		<category><![CDATA[Collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[e-Branding]]></category>
		<category><![CDATA[Identité Numérique]]></category>
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		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
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		<description><![CDATA[Février 2007, Barack Obama, un homme presque inconnu annonce sa candidature à la présidence des États-Unis. 21 mois plus tard, contre toute attente, il en devient le 44e président ! La clé de cette formidable réussite il la doit à la construction d'un Personal Branding <p><a href="http://www.buschini.com/2009/11/13/personal-branding/" title="Personal Branding, le moi-perso-je comme marque !">Suite de l'article [...]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Février 2007, Barack Obama, un homme presque inconnu annonce sa candidature à la présidence des États-Unis. 21 mois plus tard, contre toute attente, il en devient le 44e président ! La clé de cette formidable réussite il la doit à la construction d&#8217;un Personal Branding fort.</p>
<p>Même si votre ambition n&#8217;est pas de devenir le 45e président des Etats-Unis ou bien celui de la France en 2012, vous aussi vous pouvez mettre à profit le Personal Branding au service de votre propre carrière professionnelle ! Vous avez tout à y gagner ! Vous pensez peut-être que c&#8217;est trop tard, impossible, que vous n&#8217;en êtes pas capable, que ce genre d&#8217;ambition est réservé à d&#8217;autres ! Laissez-moi vous prouver le contraire à travers cet ouvrage.</p>
<p>Nous traversons une crise mondiale sévère qui se matérialise par une innovation au point mort, une croissance en berne et, par effet de bord, une hausse exponentielle du chômage dans pratiquement tous les secteurs. Face à des problèmes complexes, il est nécessaire de tester de nouvelles approches.</p>
<p>Le Personal Branding fait partie de ces nouvelles approches qui seront peut-être nos opportunités de croissance pour demain. Il pose ses fondements sur l&#8217;individu lui-même, sur son authenticité, sur son agilité et sa capacité d&#8217;innovation. Associé à Internet comme levier de transformation, il s&#8217;en trouve démultiplié et gagne une dimension supplémentaire, celle de la collaboration-coopération.</p>
<h2 style="font-size: 1.3em; text-align: left; color: #e36c0a;"><strong>Un busines model disruptif &#8230;</strong></h2>
<p>Dans le contexte de crise qui nous entoure, j&#8217;ai souhaité que ce livre soit accessible au plus grand nombre, d&#8217;où une publication sous deux formats : d&#8217;un côté, une version PDF entièrement gratuite et redistribuable par tout un chacun, et de l&#8217;autre, pour ceux qui le veulent et le peuvent, un livre traditionnel disponible en librairie.</p>
<h2 style="font-size: 1.3em; text-align: left; color: #e36c0a;">&#8230; Et un Livre Augmenté pour aller encore plus loin ensemble !</strong></h2>
<p>Imaginez qu&#8217;au travers des pages, je vous fasse naviguer sur Internet, que leur contenu se mette à jour tout seul, que vous puissiez y regarder des vidéos, donner votre avis sur un chapitre, ou regarder celui des autres. De la science-fiction ? Non, pas du tout. Juste un peu de technologie, suivez les codes-barres 2D disséminés dans les différents chapitres et entrez dans la dimension du Livre Augmenté ! Le site Internet collaboratif associé nous permettra, j&#8217;en suis sûr, de poursuivre ensemble une réflexion commune sur le Personal Branding et d&#8217;enrichir le contenu de ce livre.</p>
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